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Conférence
mai 2018

Mercredi 31 mai 2018 à 18h30 aux Archives départementales/ Bisdary (Gourbeyre).

les Archives départementales et la Société d’histoire de la Guadeloupe ont le plaisir de vous convier à la conférence donnée par Xavier Luce :

Maryse Condé, fille de Césaire, Aimé ou Suzanne ? Du Cahier d'un retour au pays natal au « cahier de cannibalisme » : l'itinéraire de Maryse Condé

S'il est vrai que Aimé Césaire marque la « naissance d'une littérature », comme cela a été consacré par la critique, il est tout aussi vrai qu’il revient à son épouse Suzanne d’en avoir annoncé les conditions d’émergence. On se souvient en effet d’une phrase-slogan : « la poésie martiniquaise sera cannibale ou ne sera pas » avait-elle claironné dans la revue Tropiques. Était-ce simple provocation surréaliste ? Pour Maryse Condé, on ne peut que regretter que cette dernière n’ait eu ni le temps ni la possibilité de mettre en œuvre cette proposition poétique. Dès lors, elle n’aura de cesse d’en explorer les possibilités jusqu’à tenir un « cahier de cannibalisme » dans lequel elle consigne ses règles pour écrire « en Maryse Condé ».

Information
mars 2018

Dans le cadre de ses actions de conservation du patrimoine, le Conseil départemental lance une campagne de collecte des mémoires de 1967.

Après une année au cours de laquelle, au travers de manifestations multiples sur tout le territoire, les Guadeloupéens de générations différentes se sont souvenus des mois de Mars et de Mai 1967, le  recueil des mémoires des événements tragiques survenus à Basse-Terre et à Pointe-à-Pitre, et au-delà, de la période des années soixante, devient impératif. 

En effet, si certains documents écrits et de nouveaux témoignages ont permis de révéler des faits inconnus et de prendre la mesure de ces événements, il est également clair que la vérité de la tragédie telle qu’elle a été vécue et ressentie par des centaines et des milliers de Guadeloupéens  ne se trouvera pas uniquement ni même principalement dans les sources écrites d’archives publiques ou privées, déclassifiées ou non. 

Beaucoup des acteurs et spectateurs de cette période sont aujourd’hui décédés ou ne sont plus en état de témoigner. Mais encore très nombreux sont ceux qui ont vu, ont entendu, ont été acteurs ou témoins directs et indirects. 

C’est à eux qu’est adressé ce grand mouvement de recueil des mémoires de 67, sous l’égide du Conseil départemental de la Guadeloupe, qui débutera en février 2018 et se prolongera sur la durée nécessaire à la collecte et l’archivage du maximum de données. 

Il s’agira d’enregistrer tous les témoignages volontaires afin de constituer une banque de données qui sera conservée aux Archives Départementales de la Guadeloupe (Bisdary, Gourbeyre) et qui sera ouverte aux chercheurs comme au grand public. 

Comme toutes archives orales, les mémoires des Années 67 seront recueillies dans les règles professionnelles de la collecte et de l’archivage de ce type de document, ainsi que dans le respect de la culture guadeloupéenne en pleine considération du caractère tragique et douloureux de l’événement vécu collectivement et individuellement. 

Ce recueil des mémoires sera piloté par les services du Département (Archives départementales et Médiathèque Caraïbe): selon les orientations scientifiques proposées par M. Jean-Pierre Sainton, universitaire et historien.

Les collecteurs qui recevront une formation adéquate des universitaires et des professionnels de la collecte et de l’archivage ainsi qu’une accréditation attestant de la formation reçue seront des jeunes et d’autres personnes volontaires.

L’ensemble des Guadeloupéens, indépendamment de leurs opinions, et plus largement tous les témoins, sont invité à contribuer massivement à cette opération, essentielle à la préservation, la constitution et l’enrichissement de notre mémoire collective. 

La collectivité départementale invite les Guadeloupéens qui ont été témoins directs ou indirects des événements de Mars et Mai 1967, les personnes auxquelles ces faits auraient été rapportés ou, tout détenteur de documents (écrits ou sonores) relatifs à ces périodes, à se rapprocher de :

Contacts :

- Archives départementales : 0590 81 13 02

- Médiathèque Caraïbe : 0590 99 37 47

- ou par email : collectememoire1967@cg971.fr

 

 

Conférence
mars 2018

Lundi 5 mars 2018 à 18h30 aux Archives départementales/ Bisdary (Gourbeyre).

les Archives départementales et la Société d’histoire de la Guadeloupe ont le plaisir de vous convier à la conférence donnée par Dominique Chathuant :

«Satineau, Bérenger et Candace, orphelins de la République (1940-1945)» L’histoire contre la mémoire ?

En juillet 1940, les deux députés de la Guadeloupe votèrent les pleins pouvoir à Pétain. Le sénateur Bérenger resta absent du vote. En 1944, Candace et Satineau se trouvèrent inéligibles du fait d’une nouvelle ordonnance administrative. Seul Satineau fut relevé mais son parcours en 1940-1944 lui fut sans cesse reproché. Bérenger annonça sa retraite, mais fut en fait exclu de son parti. Les sources nous livrent trois parcours aussi distincts des enquêtes administratives que de la mémoire collective.

Conférence
novembre 2017

Les Archives départementales et la Société d’histoire de la Guadeloupe ont le plaisir de vous convier le jeudi 30 novembre 2017 à 18h30 à la conférence Pour une socio-histoire des Antilles françaises par l’historien Maël LAVENAIRE.

En s’appuyant sur une thèse toute récente Décolonisation et changement social aux Antilles françaises (1946-1961), cette conférence entend présenter un exemple de socio-histoire autour de trois problématiques : le coût de la vie, la question du « développement » dans les Départements d’Outre-Mer et la conception du « progrès social » associée à ces territoires.

Maël LAVENAIRE est docteur en histoire contemporaine et membre associé du laboratoire AIHP-GEODE EA 929 de l’Université des Antilles. Il a publié dans l’ouvrage Libertés et oppressions. Approches pluridisciplinaires, un article sur l’économie sucrière et les revendications des travailleurs antillais au début de la départementalisation.

Conférence
juin 2017

 

La Société d’Histoire de la Guadeloupe, le Conseil départemental de la Guadeloupe/direction des Archives départementales ont le plaisir de vous convier le jeudi 22 juin à 18h30,  à la conférence sur Les ordres religieux dans l'économie sucrière en Guadeloupe aux XVIIe – XVIIIe siècles  par l'historien Gérard LAFLEUR.

Dès les débuts de la colonisation, les ordres religieux eurent des habitations qui se transformèrent rapidement en sucreries. Comment ces habitations se sont-elles constituées ? Comment fonctionnaient-elles et comment étaient-elles perçues dans la société coloniale ? Quel a été leur sort à la Révolution ?

 

Expositions virtuelles
mai 2017

EXPOSITION VIRTUELLE 

Les émeutes de mai 1967 : du malaise social aux événements tragiques de mai.

À l’occasion du cinquantenaire des événements de mai 1967, les Archives départementales de la Guadeloupe vous proposent une sélection de documents issus de leurs fonds qui permet d’illustrer les journées tragiques qui ont profondément marqué la Guadeloupe et reflète la situation complexe de l’île.

Cliquez ici pour découvrir l'exposition virtuelle.

Bonne visite !

 

 

 

Information
mai 2018

Le vendredi 25 mai 2018, les Archives départementales ouvriront exceptionnellement à 9h30 au lieu de 8h pour des nécessités de service.

La direction s’excuse auprès des usagers pour la gêne occasionnée.

Conférence
mai 2017

Jeudi 18 mai 2017 à 18h30 aux Archives départementales/ Bisdary (Gourbeyre)

A l’occasion de la parution de son dernier livre consacré à Victor Hugues, les Archives départementales et la Société d’histoire de la Guadeloupe ont le plaisir de vous convier à la conférence donnée par l’historien Michel Rodigneaux, auteur de l’ouvrage, sur le thème :

Victor Hugues. L’ambition d’entrer dans l’Histoire (1762-1826)

Né à Marseille dans une famille de commerçants aisés et mort en 1826 à Cayenne où il s’était établi, Jean-Baptiste Victor Hugues est l’un des conventionnels les plus maudits de son temps. Il incarne pourtant avec brio toute l’histoire de la Révolution française aux Caraïbes. Tour à tour marin, planteur, administrateur, homme de guerre, contrebandier, agent secret…Victor Hugues est un personnage aux multiples facettes que cet ouvrage et cette conférence, fondés sur des sources inédites, s’attachent à restituer dans toute sa complexité, ses ambitions et ses paradoxes. Michel Rodigneaux, juriste et ancien directeur de sociétés et d’organismes en outre-mer, est spécialiste de l’histoire maritime antillaise. Victor Hugues. L’ambition d’entrer dans l’Histoire (1762-1826) est son dernier ouvrage paru en 2017 aux éditions SPM

Conférence
avril 2017

Jeudi 4 mai 2017 à 18h30 aux Archives départementales/ Bisdary (Gourbeyre)

Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, les Archives départementales et la Société d’histoire de la Guadeloupe ont le plaisir de vous convier à la conférence donnée par l’historienne Pascale Forestier sur le thème :

La Guadeloupe face au service militaire : une citoyenneté incomplète à la veille de la Première Guerre mondiale ?

Malgré leur participation à la vie politique nationale, les Guadeloupéens ne sont pas concernés par le service militaire avant 1913. Il est pourtant une obligation pour tous les citoyens français. Dans une société coloniale et post esclavagiste, l’instauration du service militaire est freinée par des enjeux locaux et nationaux, mêlant préjugés de couleur et intérêts économiques. En Guadeloupe, les rapports entre la citoyenneté et les devoirs militaires s’avèrent complexes. A la veille de la Première Guerre mondiale, défendre la patrie permet-il de devenir complètement citoyen ?

Pascale Forestier est professeur d’histoire et chargée du service éducatif des Archives départementales.

 

Bibliothèque
avril 2017
RES art. 318

La bibliothèque des Archives départementales vous présente :

L’arrêt du Conseil d’Etat du 5 avril 1778.

Établi dans le but de régir la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles, le Code noir (1685) a institutionnalisé le racisme en justifiant la mise en esclavage des déportés africains sur les colonies des Antilles et de Guyane. L'Arrêt du Conseil d’Etat du 5 avril 1778 interdit les mariages « interraciaux » entre blancs et noirs ou gens de couleur en France.

Selon l'historien Pierre Pluchon « ces mesures, inspirées par une perception négative des Noirs et des Métis, répondent au souci de protéger les Français de la souillure funeste qui menace leur race ». La peur d’une croissance du métissage sur le sol français nait après le recensement de 1776 mis en œuvre par le Ministre de la marine Antoine de Sartine qui déclare alors que les « Nègres se multiplient dans le Royaume... On y favorise leurs mariages avec les Européens ; les maisons publiques en sont infectées ; les couleurs se mêlent, le sang s'altère »…

Venez découvrir ce document aux Archives départementales de la Guadeloupe sous la cote RES art.318. 

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